LE PERSONNEL MUNICIPAL DU SECTEUR DE L’ENFANCE MÉRITE MIEUX !


QUE CE SOIT DANS LES ÉCOLES OU LES CENTRES DE LOISIRS, LES PERSONNELS MUNICIPAUX QUI ACCUEILLENT LES ENFANTS MÉRITENT PLUS DE RECONNAISSANCE ET DE CONSIDÉRATION.

QU’IL S’AGISSE DES ANIMATEURS, DES AGENTS SPECIALISÉS DES ÉCOLES MATERNELLES (ATSEM), DES AGENTS DE SERVICE ET DE RESTAURATION OU ENCORE DES AGENTS ADMINISTRATIFS, TOUS ŒUVRENT, AUX COTÉS DE L’ÉDUCATION NATIONALE POUR LE BIEN-ÊTRE DES ENFANTS.

LA SITUATION EST DEVENUE INTENABLE ET IL EN VA AUJOURD’HUI DE LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC ET DE LA SÉCURITÉ DES ENFANTS QUI LEUR SONT CONFIÉS.


Pour la CFDT, cette rentrée scolaire 2019 s‘est déroulée de manière particulièrement préoccupante.

Près de 30 animateurs manquent à l’appel depuis septembre. C’est la conséquence d’une politique du court terme reposant sur des effectifs maintenus volontairement dans la précarité, le plus souvent abandonnés sur le terrain sans consignes suffisantes et sans accompagnement.

Les agents de service et de restauration comme les ATSEM ont débuté l’année scolaire épuisés par les opérations de maintenance dans les écoles à l’issue des travaux de l’été autrefois exécutées par des entreprises extérieures.

L’ensemble des agents doivent faire face à l’augmentation d’un nombre d’enfants avec handicap au titre d’une idée généreuse (l’école inclusive) mais sans moyens supplémentaires alloués

Cela suppose que des choix politiques et financiers soient faits en faveur des enfants et, par extension, des personnels qui travaillent avec eux (renforcement des effectifs, dispositifs de formation…).

A ces difficultés s’ajoutent un mode managérial dévastateur sans considération pour les agents que l’on déplace d’une structure à l’autre.

L’absentéisme est particulièrement important et il est temps que la Municipalité prenne les mesures qui s’imposent et ne jette pas l’opprobre sur les agents qui n’ont d’autres moyens que faire grève pour s’opposer à la détérioration du service public de l’Enfance.


DES MESURES FORTES S’IMPOSENT POUR CES AGENTS


=> Il en va aujourd’hui de la qualité du service rendu et de la santé des agents. Les agents sont attachés à leur établissement et ont besoin de stabilité. Le regard dépréciatif posé sur ces personnels, alors que l’on exige d’eux une prestation de qualité dans un environnement de travail difficile, place ces derniers en situation de souffrance.
=> La question du management ne doit pas se résumer à une seule approche gestionnaire ou sécuritaire par la Municipalité (« faites en sorte qu’il n’arrive rien, mais faites-le avec le peu de moyens que je vous donne ») mais avoir une véritable visée éducative.
=> Pour la CFDT, ces métiers ne s’improvisent pas, ils nécessitent de la préparation et de la concertation. Ces temps doivent, être reconnus comme des temps de travail à part entière. Il en va de la qualité des animations et des actions développées auprès des enfants.
=> Ces métiers se sont développés et ils se sont professionnalisés. La Ville doit avoir conscience que l’on ne peut pas avoir la responsabilité d’enfants sans disposer de compétences dépassant celles qui peuvent être attendues d’intervenants occasionnels.
=> La priorité est de construire des emplois permanents et à temps pleins. Aujourd’hui, perdurent  trop de  contrats  à
durée déterminée, de temps partiels, de temps non complets, d’emplois fractionnés avec des amplitudes de travail importantes pour des temps de travail journaliers souvent inférieurs à une activité à plein temps, avec une annualisation du temps de travail le plus souvent subie par les agents.
=> L’enjeu de la formation et de la qualification est majeur. Il est nécessaire de travailler sur la sécurisation et la valorisation des parcours professionnels, notamment en permettant l’accès à des qualifications reconnues par la formation et par la VAE. Il faut créer, renforcer et financer des dispositifs de formation tout au long de la vie professionnelle qui prennent en compte l’expérience acquise.
=> Pour la CFDT, la précarité à grande échelle est inacceptable. Elle propose qu’un quota de titulaires soit institué dans les équipes et, qu’ici comme ailleurs, les Villes ou structures opérant des abus en maintenant des emplois précaires soient sanctionnées (notamment par le retrait des aides qu’elles peuvent percevoir pour leurs activités).

=> Enfin, de nombreux progrès et efforts sont encore à faire pour accueillir dans de bonnes conditions les enfants porteurs de handicap. Cela relève d’une véritable volonté politique se concrétisant tant par la formation des personnels que par des créations d’emplois.


Fort de ces propositions, nous avons sollicité auprès de Monsieur le Maire la tenue d’un Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) extraordinaire de manière à procéder à une mise à plat complète de ce secteur afin que ces problèmes qui perdurent depuis trop longtemps puissent être enfin surmontés durablement.

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